mercredi 29 octobre 2014

Barrage de Sivens : La position des communistes tarnais et de leurs élus.

Après le drame et la mort de Rémi, sur le site de Sivens, dans la nuit de samedi à dimanche, nous sommes, comme nombre de citoyens, comme tous les communistes, bouleversés par ce drame.
Des citoyens se sont rassemblés, notamment lundi, à Albi, pour rendre hommage à Rémi et manifester aussi, de la colère par rapport à ceux qu'ils estiment responsables de ce drame, devant les locaux de la préfecture.
A ce moment là - lundi après-midi - ni Valls ni Hollande n'avaient eu un mot pour la mort de ce jeune ...

Malheureusement, des incidents provoqués par des individus cagoulés qui se sont affrontés avec les forces de l'ordre - présentes en nombre dans la ville -ont provoqué des dégâts dans la ville.
Nous condamnons, comme nous l'avons fait depuis des mois, l'usage de la violence, dans ce dossier, d'où qu'elle vienne. Nous avions alerté, depuis des mois, notamment par l'intermédiaire de nos élus sur les risques d'escalade auxquels une spirale de violence pouvait aboutir.
Maintenant il y a eu un mort, la première en France dans des manifestations depuis la mort de Lucien Barbier, militant communiste et de la CGT, roué de coups par des policiers à Amiens en 1987 et Malik Oussekine, mort victime des voltigeurs en novembre 1986...
Ce n'est évidemment pas la même situation, puisque ce décès intervient dans le cadre d'affrontements (contrairement à Malik Oussekine et Lucien Barbier) , mais il reste dramatique et que rien ne peut justifier la mort d'un jeune de 21 ans ...    Toute la lumière doit être faite pour connaître les responsabilités dans ce décès tragique.

L'article du "Tarn Libre"; le 28 octobre ...

L'essentiel est à lire ici :

 Roland Foissac : « On ne sortira de l’impasse que par l’abandon du projet de barrage actuel à Sivens et l’étude sérieuse des alternatives »


Roland Foissac, Vice président du conseil général et Serge Entraygues, conseiller général, les deux élus PCF  du département ont demandé que « le projet de barrage dans son état actuel soit abandonné » lors d’un point presse mardi 28 octobre au siège de l’Association départementale des élus communistes et républicains (ADECR).

Lors de la conférence de presse qu’ils ont tenue mardi 28 octobre en fin de matinée Roland Foissac, Vice président du conseil général et Serge Entraygues, conseiller général, les deux élus PCF-Front de gauche du Département, ont d’abord rappelé avoir rempli un rôle d’alerte depuis début 2013 sur un dossier : « Et au moment de la signature des arrêtés nous avons notamment dit que la politique de passage en force ne conduira qu’à une impasse », l’Adecr demandant un moratoire et que soit menée une expertise indépendante. «Des alertes il y en a encore eu ces dernières semaines, notamment le 29 août, quand j’ai écrit à Thierry Carcenac » indique R. Foissac.

« Le drame survenu samedi ne peut pas passer par profit et perte »

Evoquant la mort de Rémi Fraisse, Roland Foissac et Serge Entraygues déclarent : « La mort tragique de Rémi Fraisse entraine dans sa tombe le projet dans sa version actuelle, le drame survenu samedi ne peut pas passer par profit et perte, en1986 après la mort de Malik Ousséquine, le projet Devaquet a été retiré, il y a des faits dans la vie politique qui impliquent des décision. Toute une logique institutionnelle nous a entraîné où nous en sommes, dans cette impasse tragique, que faudra il de plus pour qu’on ne se heurte plus au mur des certitudes institutionnelles, aux tabous décisonnels, aux pressions, cette position n’est plus tenable» »

Le rapport des experts valide les questionnements des membres du collectif du Testet

Après avoir pris connaissance du rapport des deux experts missionnés par Ségolène Royal, R. Foissac commente : « Ce rapport valide la parole citoyenne du collectif du Testet notamment qui avait questionné le dossier après l’avoir étudié et cela devrait faire réfléchir. Les experts présentent également cinq scénarios, disent que compte tenu de l’avancement des travaux certains paraissent peu réaliste, mais je vois qu’il y a un scénario possible avec trois retenues latérales, ces propositions alternatives doivent être étudiées sérieusement. Quant au scénario d’arrêt du projet, qui entrainerait des coûts liés au dédommagement, ces coûts doivent être supportés par l’Etat.

« La responsabilité de l’Etat est engagée »

En prolongeant son propos, Roland Foissac pointe la responsabilité de l’Etat : « c’est la représenante de l’Etat qui a signé les arrêtés d’autorisation, c’est l’Etat et pas Thiery Gentilhomme qui a disposé des centaines de garde mobile sur le chantier à 1, 5 km du rassemblement pacifique alors qu’il n’y avait plus rien à protéger, tous les engins de travaux et les équipements les plus important ayant été retirés à la demande de Thierry Carcenac, la responsabilité de l’Etat est engagée ». Il évoque aussi les dissonances qui ont eu lieu au gouvernement début septembre : "Alors que Ségalène Royal faisait une proposition pour sortir de l'impasse, avec la nomianation de deux experts, le Premie ministre prenait son conrte-pied en disant vouloir aller jusqu'au bout du projet de Sivens". 

« Il faut abandonner ce projet et étudier sérieusement les alternatives »

Prenant appui sur le rapport d’expertise, les deux élus expliquent : « Le bon sens et la lucidité politique c’est de dire qu’on ne sort de cette impasse que par l’abandon du projet dans son état actuel et par l’étude des propositions alternatives exposées dans le rapport, la proposition des retenue latérales ne vaut-elle pas la peine d’être étudiée, examiner les différents scénarios, dans un esprit citoyen comme le prévoit la charte de la participation, c’est encore le mieux à faire, même si je ne suis pas naïf et que je sais qu’il y a désormais des éléments incontrôlables, il y a il y a un interlocuteur avec lequel il a toujours été possible de dialoguer, c’est le collectif du Testet, dialoguons ». 

article de Thierry Tchukriel (le Tarn Libre)



lundi 27 octobre 2014

A propos du barrage de Sivens (27 octobre)

Les événements dramatiques de ce week-end (en particulier le décès tragique de ce jeune de 21 ans) marquent malheureusement un tournant dans ce dossier du barrage de Sivens.
Nous voulons ici rendre hommage à ce jeune, Rémi, et à sa famille. Nous souhaitons que la justice puisse faire son travail en toute indépendance pour déterminer précisément les circonstances de ce décès. 

Sur le fond, rien ne peut justifier un tel déchainement de violences - et à fortiori la mort d'un homme- dans un dossier concernant la construction d'un barrage ... 
Nous avions indiqué, depuis des semaines, dans plusieurs communiqués, de la fédération du PCF ou par l'intermédiaire de nos élus, en particulier Roland Foissac, conseiller général du canton Albi-Nord Ouest, qu'il fallait, à tout prix renouer les fils du dialogue, faire vivre la démocratie, la transparence ... 
Il est temps enfin que la raison l'emporte, à Sivens, au plan départemental comme au plan national, sur ce dossier. 


   

Nous publions ici le communiqué du PCF en date du 23 octobre.


Sivens : Pour la démocratie et le bien commun


Le 25 octobre se tient un rassemblement contre le projet de barrage de Sivens.

Depuis des mois, des citoyens s’interrogent sur le bien fondé de ce projet. Les membres du collectif du Testet, opposés au barrage, posent notamment avec constance un certain nombre de questions, interpellent les élus et les pouvoirs publics. Ils formulent la demande d’un réel débat public , qui n’a pas eu lieu à ce jour. Ils demandent la publication au plus vite du rapport des experts mandatés par la Ministre de l’écologie et un moratoire immédiat des travaux sur le site.

En cohérence avec ce qu’ont défendu, depuis le début les élus communistes au conseil général, Serge Entraygues et Roland Foissac : la transparence sur le dossier, des pratiques démocratiques réelles et un retour au calme avec l’arrêt des violences, nous participerons à ce rassemblement, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

Ce projet cristallise aujourd’hui des oppositions très vives. Rien n’est pire pour la démocratie et son devenir que de perpétuer des pratiques qui laissent supposer une opacité et une connivence entre décideurs politiques et quelques grands groupes ou lobbies.
Quel projet de territoire voulons nous pour le nord-ouest du département, où il est de plus en plus difficile pour de jeunes agriculteurs de s’installer, du fait de la pression sur le foncier – notamment en raison des effets de la péri-urbanisation, de l’extension des zones urbaines ?  

Oui, il y a besoin d’une agriculture moderne, diversifiée, respectueuse de l’environnement, d’exploitations familiales. Dans ce domaine aussi il faut permettre aux Tarnaises et aux Tarnais de pouvoir vivre et travailler au pays.

Ce sont ces problèmes que nous voulons poser et sur lesquels il nous faut débattre et agir.
Sur la question de l’eau, décisive quant à l’avenir de la planète, on ne préservera vraiment cette ressource que dans le cadre d’une maîtrise publique sur nos territoires. Qui peut penser sérieusement que la privatisation des barrages votée à l’Assemblée le 11 octobre dernier - au prétexte de la loi sur la Transition énergétique - constitue une réponse progressiste et un progrès pour les citoyens ou pour l’écologie ?
Une fois de plus, on livre au marché un bien de la Nation pour le seul profit des actionnaires … C’est tout le mérite des élus communistes et du groupe GDR de s’être opposés – hélas seuls  dans l’hémicycle -– à cette privatisation scandaleuse. 
  
Sur ce sujet aussi, nous alertons et appelons les citoyens à se mobiliser et à ne pas se laisser faire !   

Albi, le 23 octobre

Eric Jalade
Secrétaire départemental du PCF