vendredi 28 novembre 2014

Les communistes dans le dossier de Sivens - Intervention d'Eric Jalade, secrétaire départemental, à la Conférence Nationale (samedi 8 novembre 2014).

Les communistes sur le dossier de Sivens (novembre 2014)


Nous publions ici l'intervention d’Eric Jalade, secrétaire départemental, lors de la Conférence Nationale du PCF, samedi 8 novembre, lors du débat général.

L’intervention portait sur deux points, sur Sivens, et ensuite, plus brièvement, sur la question du Parti.

Comme vous tous, comme nombre de citoyens, nous avons été profondément choqués par la mort de Rémi Fraisse, victime d’un tir de grenade offensive, dans la nuit du 25 au 26 octobre, sur le site de Sivens.
Comme l’a rappelé tout à l’heure, à juste titre Pierre Laurent, nous voulons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame et que les responsabilités soient établies.
Sur le fond de ce dossier, qui a pris, avec la mort de ce jeune homme, une dimension nationale, je voudrais revenir brièvement sur trois points : la question de la démocratie, celle de la responsabilité de l’Etat et enfin le rôle des communistes.

Sur la question de la démocratie et d’abord sur le mécanisme de décision qui a présidé à cet ouvrage. Pour mémoire, je rappelle qu’il ne s’agit pas d’un barrage de dimension importante, puisqu’il prévoyait une contenance d’1,5 million de m3, (supérieur cependant aux besoins réels). Ce mécanisme a révélé un problème démocratique réel dans la prise de décision, doublé, manifestement d’un conflit d’intérêt.
La CACG (Compagnie d’Aménagement des Côteaux de Gascogne) a la fois réalisé les études préalables et ensuite été désignée par la majorité du Conseil Général comme maître d’ouvrage déléguée …On peut comprendre dès lors qu’elle ait surdimensionné le projet, comme l’a montré le rapport des experts.
Autre manque criant, sur un plan démocratique, l’absence de dialogue, le refus d’entendre et d’écouter les citoyens qui ont soulevé des questions – qui se sont révélées pertinentes et légitimes – notamment les exigences d’études indépendantes et d’un moratoire sur les projets, avant ces études.  

Sur la responsabilité de l’Etat. Outre le CG, comme porteur du projet, pour nous, c’est l’Etat et ses représentants, qui portent une large part de responsabilité.

La préfète Josiane Chevalier (en poste jusqu’en septembre 2014) a signé les arrêtés, notamment celui déclarant le projet porté par la CACG d’Utilité Publique, en octobre 2013, alors même que le Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) avait rendu, à deux reprises, un avis défavorable à ce projet.
Précisons, ce n’est pas anodin, que l’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho (jusqu’en juillet 2013) avait demandé à la préfète de ne pas signer les arrêtés, contrairement à son éphémère successeur au ministère, Philippe Martin.
Enfin, comment ne pas souligner la responsabilité et l’attitude de Manuel Valls et de ses relais locaux, en particulier le député Jacques Valax, qui, de manière délibérée, ont jeté de l’huile sur le feu, en voulant passer en force, et imposer encore, aujourd’hui, ce projet en l’état, contre toute évidence.
Souvenons nous des propos de Valls, début septembre, devant les Jeunes Agriculteurs, indiquant qu’ils  (lui et son gouvernement) avaient « tenu bon » à Sivens et que les travaux allaient démarrer … On voit où nous en sommes aujourd’hui, où nous pouvons constater les résultats de cette politique du passage en force…

Sur l’attitude des communistes.
Depuis le début, nos élus sont en première ligne dans ce dossier, en particulier nos deux conseillers généraux, Roland Foissac et Serge Entraygues – dont je voudrais souligner, devant vous le travail, la ténacité et l’engagement aux côtés des associations et des citoyens pour porter avec constance les exigences de démocratie, de transparence et la demande d’études indépendantes.
Depuis plus d’un an – un an et demi – nous avons portée la revendication d’un moratoire sur ce projet, qui aurait évité de sombrer dans la spirale mortifère – et mortelle-  de la violence.
Depuis le début, nos exigences portent ces valeurs.
Au delà des opinions des communistes et de la population, nous avons essayé de porter ces orientations en tenant tous les bouts.

Oui, il y a besoin de projets sur nos territoires, y compris pour les agriculteurs. De même l’agriculture a besoin aussi d’irrigation, nous voulons contribuer à maintenir sur nos territoires ruraux - et pour partie menacés par la péri-urbanisation - des exploitations familiales, alors qu’elles sont tant malmenées par les politiques agricoles menées par les gouvernements successifs et par l’UE – via la PAC, qui favorise uniquement les grandes exploitations et promeut un modèle capitalistique à la place précisément des exploitations familiales…
Mais ces projets doivent être portés de manière démocratique, en préservant autant que possible les écosystèmes, en toute transparence et leurs études préalables réalisées de manière indépendante, des études que peuvent et doivent conduire des fonctionnaires du ministère de l’environnement dont c’est le métier !

De manière générale, nous sommes confrontés depuis 2012 – avec une accélération ces derniers mois - à une politique clairement antisociale, qui est de plus en plus clairement au service du MEDEF et des actionnaires.
Le désaveu et la défiance vont grandissant dans le pays, notamment dans le monde du travail, chez les salariés. Malheureusement nous ne sommes pas épargnés.

Sur la question du Parti, en quelques mots, je regrette que nous n’ayons pas eu à débattre, à l’occasion de cette conférence sur un texte de notre direction, faisant notamment le bilan de la période qui vient de s’écouler, à la fois depuis 2012 – et l’élection de Hollande – et aussi sur la stratégie choisie lors du 34e congrès, celle du front de gauche, dont les résultats doivent aussi être examinés de manière lucide, à l’aune des ambitions de l’époque, à savoir changer le rapport de forces à gauche … Là aussi, c’est un échec et le compte n’y est pas : nous sommes affaiblis, y compris sur un plan électoral, les forces populaires et le mouvement ouvrier aussi… Et c’est, hélas, l’extrême droite qui a le vent en poupe…
Comment pouvons-nous contribuer, à nouveau, à alimenter les luttes – dont on voit bien qu’elles ne sont pas au niveau des attaques gouvernementales et patronales – et redonner confiance au monde du travail ? C’est à ces défis que nous sommes confrontés, incontournables pour envisager une alternative progressiste. Pour les relever, il y a, à l’évidence besoin d’un parti de classe et de masse, le PCF, un parti rassembleur, ancré dans les luttes et adossé en toutes circonstances au mouvement populaire.  


mercredi 29 octobre 2014

Barrage de Sivens : La position des communistes tarnais et de leurs élus.

Après le drame et la mort de Rémi, sur le site de Sivens, dans la nuit de samedi à dimanche, nous sommes, comme nombre de citoyens, comme tous les communistes, bouleversés par ce drame.
Des citoyens se sont rassemblés, notamment lundi, à Albi, pour rendre hommage à Rémi et manifester aussi, de la colère par rapport à ceux qu'ils estiment responsables de ce drame, devant les locaux de la préfecture.
A ce moment là - lundi après-midi - ni Valls ni Hollande n'avaient eu un mot pour la mort de ce jeune ...

Malheureusement, des incidents provoqués par des individus cagoulés qui se sont affrontés avec les forces de l'ordre - présentes en nombre dans la ville -ont provoqué des dégâts dans la ville.
Nous condamnons, comme nous l'avons fait depuis des mois, l'usage de la violence, dans ce dossier, d'où qu'elle vienne. Nous avions alerté, depuis des mois, notamment par l'intermédiaire de nos élus sur les risques d'escalade auxquels une spirale de violence pouvait aboutir.
Maintenant il y a eu un mort, la première en France dans des manifestations depuis la mort de Lucien Barbier, militant communiste et de la CGT, roué de coups par des policiers à Amiens en 1987 et Malik Oussekine, mort victime des voltigeurs en novembre 1986...
Ce n'est évidemment pas la même situation, puisque ce décès intervient dans le cadre d'affrontements (contrairement à Malik Oussekine et Lucien Barbier) , mais il reste dramatique et que rien ne peut justifier la mort d'un jeune de 21 ans ...    Toute la lumière doit être faite pour connaître les responsabilités dans ce décès tragique.

L'article du "Tarn Libre"; le 28 octobre ...

L'essentiel est à lire ici :

 Roland Foissac : « On ne sortira de l’impasse que par l’abandon du projet de barrage actuel à Sivens et l’étude sérieuse des alternatives »


Roland Foissac, Vice président du conseil général et Serge Entraygues, conseiller général, les deux élus PCF  du département ont demandé que « le projet de barrage dans son état actuel soit abandonné » lors d’un point presse mardi 28 octobre au siège de l’Association départementale des élus communistes et républicains (ADECR).

Lors de la conférence de presse qu’ils ont tenue mardi 28 octobre en fin de matinée Roland Foissac, Vice président du conseil général et Serge Entraygues, conseiller général, les deux élus PCF-Front de gauche du Département, ont d’abord rappelé avoir rempli un rôle d’alerte depuis début 2013 sur un dossier : « Et au moment de la signature des arrêtés nous avons notamment dit que la politique de passage en force ne conduira qu’à une impasse », l’Adecr demandant un moratoire et que soit menée une expertise indépendante. «Des alertes il y en a encore eu ces dernières semaines, notamment le 29 août, quand j’ai écrit à Thierry Carcenac » indique R. Foissac.

« Le drame survenu samedi ne peut pas passer par profit et perte »

Evoquant la mort de Rémi Fraisse, Roland Foissac et Serge Entraygues déclarent : « La mort tragique de Rémi Fraisse entraine dans sa tombe le projet dans sa version actuelle, le drame survenu samedi ne peut pas passer par profit et perte, en1986 après la mort de Malik Ousséquine, le projet Devaquet a été retiré, il y a des faits dans la vie politique qui impliquent des décision. Toute une logique institutionnelle nous a entraîné où nous en sommes, dans cette impasse tragique, que faudra il de plus pour qu’on ne se heurte plus au mur des certitudes institutionnelles, aux tabous décisonnels, aux pressions, cette position n’est plus tenable» »

Le rapport des experts valide les questionnements des membres du collectif du Testet

Après avoir pris connaissance du rapport des deux experts missionnés par Ségolène Royal, R. Foissac commente : « Ce rapport valide la parole citoyenne du collectif du Testet notamment qui avait questionné le dossier après l’avoir étudié et cela devrait faire réfléchir. Les experts présentent également cinq scénarios, disent que compte tenu de l’avancement des travaux certains paraissent peu réaliste, mais je vois qu’il y a un scénario possible avec trois retenues latérales, ces propositions alternatives doivent être étudiées sérieusement. Quant au scénario d’arrêt du projet, qui entrainerait des coûts liés au dédommagement, ces coûts doivent être supportés par l’Etat.

« La responsabilité de l’Etat est engagée »

En prolongeant son propos, Roland Foissac pointe la responsabilité de l’Etat : « c’est la représenante de l’Etat qui a signé les arrêtés d’autorisation, c’est l’Etat et pas Thiery Gentilhomme qui a disposé des centaines de garde mobile sur le chantier à 1, 5 km du rassemblement pacifique alors qu’il n’y avait plus rien à protéger, tous les engins de travaux et les équipements les plus important ayant été retirés à la demande de Thierry Carcenac, la responsabilité de l’Etat est engagée ». Il évoque aussi les dissonances qui ont eu lieu au gouvernement début septembre : "Alors que Ségalène Royal faisait une proposition pour sortir de l'impasse, avec la nomianation de deux experts, le Premie ministre prenait son conrte-pied en disant vouloir aller jusqu'au bout du projet de Sivens". 

« Il faut abandonner ce projet et étudier sérieusement les alternatives »

Prenant appui sur le rapport d’expertise, les deux élus expliquent : « Le bon sens et la lucidité politique c’est de dire qu’on ne sort de cette impasse que par l’abandon du projet dans son état actuel et par l’étude des propositions alternatives exposées dans le rapport, la proposition des retenue latérales ne vaut-elle pas la peine d’être étudiée, examiner les différents scénarios, dans un esprit citoyen comme le prévoit la charte de la participation, c’est encore le mieux à faire, même si je ne suis pas naïf et que je sais qu’il y a désormais des éléments incontrôlables, il y a il y a un interlocuteur avec lequel il a toujours été possible de dialoguer, c’est le collectif du Testet, dialoguons ». 

article de Thierry Tchukriel (le Tarn Libre)



lundi 27 octobre 2014

A propos du barrage de Sivens (27 octobre)

Les événements dramatiques de ce week-end (en particulier le décès tragique de ce jeune de 21 ans) marquent malheureusement un tournant dans ce dossier du barrage de Sivens.
Nous voulons ici rendre hommage à ce jeune, Rémi, et à sa famille. Nous souhaitons que la justice puisse faire son travail en toute indépendance pour déterminer précisément les circonstances de ce décès. 

Sur le fond, rien ne peut justifier un tel déchainement de violences - et à fortiori la mort d'un homme- dans un dossier concernant la construction d'un barrage ... 
Nous avions indiqué, depuis des semaines, dans plusieurs communiqués, de la fédération du PCF ou par l'intermédiaire de nos élus, en particulier Roland Foissac, conseiller général du canton Albi-Nord Ouest, qu'il fallait, à tout prix renouer les fils du dialogue, faire vivre la démocratie, la transparence ... 
Il est temps enfin que la raison l'emporte, à Sivens, au plan départemental comme au plan national, sur ce dossier. 


   

Nous publions ici le communiqué du PCF en date du 23 octobre.


Sivens : Pour la démocratie et le bien commun


Le 25 octobre se tient un rassemblement contre le projet de barrage de Sivens.

Depuis des mois, des citoyens s’interrogent sur le bien fondé de ce projet. Les membres du collectif du Testet, opposés au barrage, posent notamment avec constance un certain nombre de questions, interpellent les élus et les pouvoirs publics. Ils formulent la demande d’un réel débat public , qui n’a pas eu lieu à ce jour. Ils demandent la publication au plus vite du rapport des experts mandatés par la Ministre de l’écologie et un moratoire immédiat des travaux sur le site.

En cohérence avec ce qu’ont défendu, depuis le début les élus communistes au conseil général, Serge Entraygues et Roland Foissac : la transparence sur le dossier, des pratiques démocratiques réelles et un retour au calme avec l’arrêt des violences, nous participerons à ce rassemblement, dans un esprit de dialogue et de responsabilité.

Ce projet cristallise aujourd’hui des oppositions très vives. Rien n’est pire pour la démocratie et son devenir que de perpétuer des pratiques qui laissent supposer une opacité et une connivence entre décideurs politiques et quelques grands groupes ou lobbies.
Quel projet de territoire voulons nous pour le nord-ouest du département, où il est de plus en plus difficile pour de jeunes agriculteurs de s’installer, du fait de la pression sur le foncier – notamment en raison des effets de la péri-urbanisation, de l’extension des zones urbaines ?  

Oui, il y a besoin d’une agriculture moderne, diversifiée, respectueuse de l’environnement, d’exploitations familiales. Dans ce domaine aussi il faut permettre aux Tarnaises et aux Tarnais de pouvoir vivre et travailler au pays.

Ce sont ces problèmes que nous voulons poser et sur lesquels il nous faut débattre et agir.
Sur la question de l’eau, décisive quant à l’avenir de la planète, on ne préservera vraiment cette ressource que dans le cadre d’une maîtrise publique sur nos territoires. Qui peut penser sérieusement que la privatisation des barrages votée à l’Assemblée le 11 octobre dernier - au prétexte de la loi sur la Transition énergétique - constitue une réponse progressiste et un progrès pour les citoyens ou pour l’écologie ?
Une fois de plus, on livre au marché un bien de la Nation pour le seul profit des actionnaires … C’est tout le mérite des élus communistes et du groupe GDR de s’être opposés – hélas seuls  dans l’hémicycle -– à cette privatisation scandaleuse. 
  
Sur ce sujet aussi, nous alertons et appelons les citoyens à se mobiliser et à ne pas se laisser faire !   

Albi, le 23 octobre

Eric Jalade
Secrétaire départemental du PCF







vendredi 14 mars 2014

Liaison Castres-Toulouse : Pour l'aménagement du territoire, contre l'autoroute concédée : Intervention de Jeanne Jimenez, lors du débat au Conseil Régional - 13 mars 2014



Mr le Président,

Jeanne Jimenez
Permettez-moi, tout d’abord ; de reprendre vos propos : « Il est temps de revenir à une vision saine des choses. Qui est responsable des routes nationales ? Qui est en charge de la sécurité ? L’Etat ou plutôt le gouvernement. Il doit assumer ses responsabilités, pleinement et intégralement. Les aménagements relèvent de lui seul. Mais est-ce une raison pour recommencer à mettre à contribution les contribuables locaux pour une route nationale ? Non, les collectivités ne le peuvent pas, elles croulent sous les charges. Les routes nationales sont de la compétence de l’Etat comme les services chargés de les entretenir ». Vous disiez encore lors de la plénière du 26 juin…… : « Puisque l’Etat a voulu écarter les routes des politiques contractuelles (définies dans le contrat de plan 2000-2006), il doit assumer ses responsabilités et engager les travaux qu’attendent nos territoires et qui sont la condition de leur développement économique. »
Comment ne pourrions- nous pas partager vos propos ?

Or, aujourd’hui encore, le gouvernement se refuse à prendre ses responsabilités comme aménageur du territoire et demande aux collectivités (conseils généraux du Tarn et de la Hte-Garonne et à l’agglomération Castres –Mazamet) de prendre à leur charge une part importante de son coût, alors qu’elles ne sont pas décisionnaires in fine. 
 Pour l’heure, choisir l’aménagement de la RN 126 en concession alors que l’on ignore l’existence même d’un concessionnaire et ses exigences à l’égard de l’Etat et à notre égard est un risque que nous ne saurions prendre.
A l’heure où le gouvernement annonce des réductions drastiques des dotations aux collectivités territoriales d’ici à 2017 – 10 milliards !  - cela risque d’avoir de graves conséquences pour les finances et les projets de notre collectivité. Les déficits  - prévus - de la concession sur ce projet de plus d’un demi milliard d’euros devront être couverts via une subvention d’équilibre d’au moins 350 millions d’euros auxquels il convient d’ajouter la rétrocession des déviations de Soual et de Puylaurens ainsi que 40 millions payés par les usagers d’Albi-Toulouse(A68) pour le doublement de l’A680 vers Verfeil).
Ce projet est également inadapté pour la plupart des usagers. Le coût annoncé du péage à 15 € aller-retour, 36 € par jour pour les poids-lourds nous font craindre une situation comparable à bien des égards au gâchis actuel de l’autoroute Langon-Pau.

Cela fait des années que la population du bassin Castres-Mazamet réclame l’amélioration de la liaison routière avec Toulouse tout comme en direction d’Albi. Cela fait des décennies que l’Etat se dérobe à ses engagements dont celui de Gilles de Robien en 2003. Dans ces conditions, une autoroute concédée qui plus est en cul-de-sac, n’est qu’une mauvaise solution coûteuse pour les collectivités et les usagers. Le projet économique qui sert de justification à cet équipement est insuffisamment ancré sur le potentiel du territoire. 

La politique de « pôle d’équilibre » est mal définie. L’autoroute concédée risque d’accentuer un déséquilibre particulièrement fort entre la métropole toulousaine et notre bassin dont le potentiel économique a été abandonné par des industriels qui en ont pourtant tiré leur richesse. Pour l’avenir de toute la population de ce territoire et de ses difficultés actuelles – 15% de chômage sur le territoire de l’agglo-, la priorité doit être donnée à la redynamisation du potentiel existant (textile, bois, agroalimentaire, tourisme, pierre, chimie, mécanique, recherche …), à la création de services publics, notamment en matière d’éducation et de formation, ainsi qu’au soutien et au développement du transport ferroviaire, voyageur et frêt dans toutes les directions : Nord – Méditerranée - Espagne et Toulouse-Atlantique.

Mais évidemment compte tenu de l’état actuel de la RN 126, actuellement, il est absolument nécessaire de l’améliorer de manière à ce que tout le monde, sans péage, puisse emprunter cet axe dans les meilleures conditions de sécurité possibles. La priorité, selon nous, c’est de traiter les points de congestion (zone de Mélou et Saïx) et le passage de Cuq-Toulza, en procédant donc d’urgence à la mise en 2X2 voies de l’ensemble de la section Castres-Soual. Je vous rappelle que convaincus de la nécessité de la modernisation de cet itinéraire, nous avons constamment affirmé notre volonté de l’inscrire dans les PDMI précédents, ce que les décideurs politiques de droite ont toujours refusé. 

Vous comprendrez donc, M. le Président, notre opposition à ce projet d’autoroute concédée, dans la mesure où l’Etat – aujourd’hui comme avec les gouvernements précédents - refuse de prendre ses responsabilités en livrant les habitants et les collectivités concernées à une expérimentation coûteuse et inéquitable (une autoroute pour les riches) décidée sous la pression de certains lobbies patronaux.
 
Oui, les aménagements routiers comme ferroviaires nécessitent des moyens importants mais il est faux de dire qu’il n’y a pas d’argent : si l’on revenait sur la privatisation des sociétés d’autoroute, bradées par le gouvernement Villepin en 2005 à des grands groupes du BTP, ce serait immédiatement des centaines de millions d’€ qui permettraient à l’Etat et à l’AFITF de financer des infrastructures utiles aux populations, au lieu d’aller gonfler les poches des actionnaires de Vinci ou d’Eiffage …  Procéder à la (re)nationalisation des sociétés d’autoroute comme le propose le groupe CRC au Sénat, ce serait une mesure courageuse, qui répondrait à l’intérêt des populations, en permettant à l’Etat d’avoir les moyens de bâtir une réelle politique d’aménagement du territoire sur le long terme.

vendredi 7 mars 2014

Sur la liaison Mazamet-Castres/Toulouse (suites) : le choix des communistes

Aménagement du territoire, responsabilité de l’Etat ou désengagement, privatisation et abandon du territoire ? 


Sur ce dossier, nous avons déjà exposé la position des communistes, qui est constante et qui, contrairement à d’autres, ne varie pas en fonction des circonstances, du calendrier électoral et de calculs internes…

A lire ici, ce que nous écrivions récemment sur l'autoroute concédée (en novembre dernier) ou à l'occasion du débat public, en 2010, lire ici le cahier d'acteurs de la section de Castres ou sur le site de la section de Castres du PCF, par exemple sur ce lien.
On pourra relire également ce que nous écrivions, avec nos amis et camarades de Castres à Gauche Vraiment, ici  ou l'appréciation, dans ce débat de l'Union Départementale CGT

Pour nous, l’aménagement du territoire – à fortiori s’agissant d’une route nationale comme la RN 126  - c’est de la responsabilité de l’Etat, des gouvernements successifs, qui depuis des décennies, traitent notre département comme un territoire de seconde zone.
La droite (notamment le RPR puis l’UMP) a instrumentalisé ce dossier et tente encore de le faire, alors que depuis des décennies, leurs élus ont laissé notre territoire à l’abandon, accompagnant la casse de l’emploi – et soutenant des politiques nationales et européennes qui l’ont aggravée, dans tous les secteurs – en accélérant le démantèlement des services publics et des politiques de solidarité (RGPP, casse de l’emploi public, austérité …).  

Nous voulons redire ici, au moment où l’on demande aux collectivités territoriales de se prononcer sur ce sujet, que c'est l'Etat qui porte la lourde responsabilité, aujourd'hui, comme depuis plus de 30 ans, de ne pas avoir aménagé correctement et équitablement le territoire, en particulier le sud et l’est de notre département. 
Aujourd’hui, la précarité et le chômage sont largement au dessus de la moyenne nationale et régionale, avec environ 15% de chômage sur le territoire de l’agglomération Castres-Mazamet, encore supérieur dans les villes, 19% à Castres et autour de 20% à Mazamet-Aussillon. La casse massive du socle industriel traditionnel - textile, délainage - n’a jamais été totalement compensée, même si des secteurs d'activité sont heureusement plus dynamiques (Chimie, mécanique-auto ou industrie pharmaceutique).

Dans ce contexte difficile, les habitants du sud du département ont besoin, peut-être plus qu’ailleurs en raison de ces difficultés économiques et sociales, de politiques solidaires, de services publics, d’infrastructures et de politiques publiques qui construisent de l’égalité, de la solidarité.

De fait, loin de rattraper ce retard, le vote de la loi « Métropole » (loi MAPAM, en décembre 2013), voulue par Sarkozy et le précédent gouvernement et votée par la majorité PS-Verts va aggraver les disparités de traitement entre les départements comme le nôtre et les métropoles. 

C’est donc vers un "déménagement" du territoire que l’on se dirige au seul profit des métropoles - dont l'agglomération toulousaine - qui vont voir leur poids se renforcer au détriment de territoires "périphériques" comme le Tarn, qui seront encore plus des territoires de seconde zone, avec peu d'infrastructures, mal entretenues (ou des autoroutes à péage, donc pour les plus riches), de moins en moins de services publics, d'emplois ...
Comme le souligne Roland Foissac, le choix de la concession (alors que le Conseil Général n'est décisionnaire en rien dans ce dossier, tout comme les autres collectivités territoriales, agglo ou région, contraints de dire à quelle hauteur ils vont financer une décision prise ailleurs...) constitue un renoncement, un alignement pur et simple, par défaut, de la part de la majorité des élus du CG sur les choix gouvernementaux.
Dans le même temps, ce gouvernement, avec l’objectif entêtant de tailler dans les dépenses publiques, annonce une nouvelle baisse de 10 milliards d’€ des dotations aux collectivités d’ici à 2017…
On contraint donc, dans de mauvaises conditions les collectivités à se prononcer sur un choix dont elles n’ont pas la maîtrise et dans le même temps, on leur réduit de manière drastique les moyens d’assumer des missions et des compétences que l’Etat leur a déléguées … 
Les communistes, leurs élus refusent ce choix désespérant où l’usager, le contribuable et le citoyen sera une fois de plus le perdant, et les gagnants – une fois de plus – seraient une fois de plus les actionnaires et les plus riches…
Il y aurait d'autres choix, courageux et responsables, à effectuer : d'abord la nationalisation, dans les meilleurs délais de l'ensemble des sociétés d'autoroute, bradées en 2005 au profit de grands groupes du BTP, avec un manque à gagner considérable pour l'Etat. Les sénateurs communistes ont rédigé une proposition de loi, qui a été discutée une première fois en janvier dernier au Sénat.
Cette proposition sera à nouveau à l'ordre du jour au printemps, en juin. 
Cela donnerait à nouveau des marges de manoeuvre et des moyens considérables aux pouvoirs publics pour opérer des choix dans l'intérêt des populations sur tout le territoire national, alors que les infrastructures, ferroviaires comme routières, nécessitent des investissements importants dans les années à venir, dans le respect de l'environnement. 
Ce serait là un choix véritablement progressiste et cohérent que pourraient effectuer une majorité de gauche, à la fois au Sénat et à l'Assemblée Nationale. 
 
A contrario, en faisant le choix de la concession – dans le prolongement des gouvernements de droite précédents - le gouvernement PS-Verts tourne le dos à des décisions qui relèvent de l'intérêt des populations, de l'intérêt général. 

La bataille pour la gratuité de la liaison Mazamet-Castres/Toulouse ne s’arrêtera ni en mars, ni dans les semaines et les mois à venir. 
Nous avons l’ambition de contribuer à rassembler la population de notre département pour qu’elle soit enfin respectée et écoutée et non pas traitée comme celle d’un territoire « oublié » de la République. Un comble à l’heure où la République célèbre, à juste titre, avec tous les honneurs le centenaire de l’assassinat de notre compatriote Jean Jaurès, natif de Castres, élu à l’Assemblée Nationale par les ouvriers et les paysans du Carmausin …

Comme toujours à vos côtés, vous pouvez compter sur les communistes, pour continuer à défendre l’emploi, l’aménagement du territoire, l'égalité et les services publics !

 Le 7 mars 2014 

Eric Jalade,
Secrétaire départemental du PCF. 


Liaison Mazamet-Castres/Toulouse : C'est de la responsabilité de l'Etat !

Vendredi 28 février 2014 se tenait une séance plénière au Conseil général, au cours de laquelle les élus ont été amenés à se prononcer sur le sujet de la liaison routière, suite au choix de l'Etat en faveur d'une autoroute concédée. 42 élus sur 46 ont voté en faveur de cette proposition, les 2 conseillers généraux communistes (Roland Foissac et Serge Entraygues) ont voté contre la proposition de concession, ainsi que Jacques Pagès, élu du canton de Vabre.

Nous publions l'intervention de l'élu du canton Albi Nord-Ouest en séance sir ce sujet :   

INTERVENTION DE ROLAND FOISSAC, Vice-Président du Conseil Général du Tarn. 


2x2 voies Castres-Mazamet vers Toulouse



Vous nous demandez de nous prononcer sur l’aménagement en 2x2 voies de la route nationale reliant Castres-Mazamet à la métropole toulousaine. Ici, dans cet hémicycle, j’en suis convaincu, chacune et chacun est favorable à un aménagement et considère qu’il s’agit pour le département d’un enjeu majeur. Mais faut-il le rappeler, il s’agit d’aménager une route nationale, la RN 126 dont le gestionnaire est l’Etat.

Voilà plus de vingt ans que le Conseil général se mobilise et délibère en faveur d’un tel aménagement. Pourquoi un tel retard ? Pourquoi cette lenteur si ce n’est parce que le gestionnaire se refuse à prendre ses responsabilités, rechigne à s’engager et, finalement, se dérobe et demande aux collectivités (les Conseils généraux du Tarn et de la Haute-Garonne, la Communauté d’Agglomération de Castres-Mazamet) d’assumer et de décider des modalités de cet aménagement et de prendre à notre charge une part importante de son coût. Ainsi, nous sommes face à une double dérobade de la part du gouvernement. Il se dérobe à ses responsabilités dans la prise des décisions et se dérobe une seconde fois en ne nous donnant aucune garantie de financement de sa part.

Dans ces conditions, choisir l’aménagement en concession alors qu’à ce jour on ignore l’existence même d’un concessionnaire, qu’on est par conséquent dans l’ignorance totale des exigences de celui-ci à l’égard de l’Etat et à notre égard, c’est un risque que nous ne prendrons pas. Car les seules certitudes que nous ayons, sont celles d’une subvention d’équilibre de l’ordre de 350 millions d’euros que nous nous partagerions avec l’Etat et d’un péage pour les usagers évalué à 15 euros aller-retour. A mes collègues qui sont tentés de céder aux pressions dans ce sens, pressions qui ne sont évidemment pas aussi désintéressées que ça, dans une bataille aux relents politiciens, je me permets de leur dire : « Prenez garde que par un tel vote, vous ne conduisiez ce projet auquel vous tenez dans une impasse ». Choisir l’option de l’autoroute concédée, c’est nourrir des illusions car, j’en prends le pari, pour des raisons évidentes de financement, par le fait que l’Etat et l’Agence de financement des structures de transport n’apporteront pas la contribution financière suffisante et parce que, au bout du compte, les sommes qui nous incomberaient seraient tellement hors de portée de nos ressources et si pharaoniques dans une période de « vaches maigres » où le budget de notre collectivité est toujours plus contraint, nous ne pourrions pas assumer, fusse le quart des sommes exigées. En fait, avec cette option, il nous faudrait consentir à demander aux contribuables tarnais de financer pour le compte d’un concessionnaire privé une première fois l’investissement et aux usagers sud-Tarnais de payer une deuxième fois avec le péage.


Pour toutes ces raisons, qui sont de bon sens, Serge Entraygues et moi-même nous prononcerons contre la solution en concession. Et, comme nous voulons une liaison rapide reliant le bassin Castres-Mazamet à la métropole toulousaine, nous disons : c’est à l’Etat, aujourd’hui défaillant, de prendre toutes ses responsabilités sur un itinéraire dont il est gestionnaire, responsabilité du type d’aménagement et responsabilité pour assurer le financement. Mais, pour convaincre cet Etat défaillant, avec un Président de la République venu sur place tenir des propos doucereux et qui, quelques mois plus tard, vous fait répondre, Monsieur le Président, par le Préfet de Région en vous « renvoyant le bébé », pour convaincre donc, ou plutôt pour contraindre, ce gouvernement, il faudrait – ou plutôt il faut – engager notre collectivité et les citoyens tarnais dans un bras de fer d’une autre vigueur que celui qu’est en train de nous imposer le lobby politico-économique auquel, hélas, certaines oreilles parmi nous ont décidemment été sensibles. Je vous remercie.

jeudi 2 janvier 2014

UN REDECOUPAGE POLITICIEN QUI MALTRAITE LES TERRITOIRES RURAUX DU TARN

Communiqué de presse – 31 décembre 2013.

La fédération du Tarn du PCF réagit aux « vœux » de la préfète du Tarn, Josiane Chevalier.


Un redécoupage politicien qui maltraite les territoires ruraux du tarn


Faisant suite à la loi sur les métropoles et aux baisses de dotations d’Etat pour les collectivités territoriales, ce « redécoupage » des cantons du Tarn, communiqué par Madame la préfète entre Noël et le premier de l’an, est un mauvais coup porté à la démocratie, au pluralisme et aux territoires ruraux de notre département. 
C’est dans une opacité absolue qu’a été concocté ce projet de redécoupage. Rendre public un tel projet, avec les conséquences qu’il porte pour la démocratie, à une telle date est aussi révélateur quant à la conception des règles républicains qu’en ont ses auteurs ...
 
Affiche du PCF, éditée à l'occasion du "découpage"
des circonscriptions législatives en 1986 par Pasqua et Chirac.
De manière générale, on constate que désormais la place des territoires ruraux se trouve réduite à la portion congrue, avec des cantons très vastes, souvent sans aucune cohérence territoriale, sans lien avec des bassins de vie. C’est manifeste dans tout le département, et tout à fait caricatural dans le Nord et l’Est.
Il serait fastidieux de commenter toutes les invraisemblances et les incohérences territoriales de cette carte.

A l’évidence, ce ne sont pas les intérêts des populations qui ont été pris en compte mais bien des arbitrages politiciens, en dehors de toute transparence, sans même avoir réuni les élus locaux et tenu des réunions d’information en direction des populations concernées.
Dans le droit fil de la réforme territoriale lancée par Nicolas Sarkozy et sa majorité de droite – que nous continuons de rejeter - le gouvernement et sa majorité PS-EELV met à mal avec un tel redécoupage la représentation des populations rurales et l’égalité des territoires. 

La règle de la « moyenne démographique » est un critère totalement arbitraire qui fait fi des communes, de la démocratie de proximité, tout comme de la dimension géographique ou du relief de notre département. Il y aura donc davantage de conseillers territoriaux dans les villes que dans les zones rurales, alors que l’on sait l’importance que revêt le conseiller général et des liens de proximité qu’il peut établir, en zone rurale, avec les élus et les habitants.

Tout l’est du département  (du Ségala aux Monts de Lacaune) se trouve regroupé dans 3 méga-cantons, sans aucune cohérence en terme de bassin de vie :
- Pour prendre l’exemple du Ségala, où sont fusionnés les cantons de Pampelonne, Valence et de Valdériès avec une partie d’un canton carmausin, désormais les habitants de Jouqueviel auront le même conseiller départemental que ceux de Trébas …
- Le deuxième de ces « cantons », celui de Réalmont a des limites qui vont de Laboutarié – tout proche de Graulhet - jusqu’à Miolles, aux confins de l’Aveyron.
- La Montagne n’est pas non plus épargnée, avec un seul et même canton qui regroupera les communes des cinq cantons actuels de Vabre, Lacaune, Murat et Brassac et Anglès auquels on a rajouté, pour faire bonne mesure, la commune de Lacrouzette …

Sur les 46 cantons actuels du département, deux ont des conseillers généraux communistes, Serge Entraygues (Carmaux Nord) et Roland Foissac (Albi Nord-Ouest). Ces ceux cantons sont également particulièrement soignés par les ciseaux du Ministère et de la Préfecture.
En particulier le canton de Carmaux-Nord qui est purement et simplement rayé de la carte.

Ce charcutage ne tient compte, en réalité, ni des besoins des populations, ni des difficultés particulières de tel ou tel territoire. 
Les principales communes, déjà regroupées dans les 2 agglomérations (CAA et CACM) auront désormais davantage de représentants au sein de l’institution départementale (8 pour Albi, 6 pour Castres), alors qu’on aura, par exemple, 2 conseillers départementaux pour représenter 40 communes du nord du Tarn (!) dans le «méga- canton » de Carmaux 2 … 
Quel lien de proximité pourront établir ces élus avec les habitants de ces communes, avec les élus locaux ? Poser la question c’est y répondre.

Le PCF tient à réaffirmer son profond désaccord avec ce « redécoupage » dont nous contestons le bien-fondé et le résultat.
Nous serons aux cotés des maires, des élus (notamment des conseillers généraux) et des habitants pour réaffirmer notre attachement à la démocratie, à la solidarité territoriale et pour obtenir des moyens pour répondre partout aux besoins des tarnaises et des tarnais.  

Pour le secrétariat fédéral,
Eric Jalade,
Secrétaire départemental du PCF


Voir l'article de la dépêche qui nous a informé du projet de redécoupage, le 31 décembre ...  à lire ici, avec la carte (illisible d'ailleurs). Sur le site de la préfecture, on peut retrouver l'ensemble des documents (carte et communiqué de presse de la préfète, La carte est visible sur ce lien ...).

Dans un passé récent, notre département avait déjà été particulièrement l'objet des soins de deux redécoupages législatifs, celui de 1986, sous les ciseaux de Pasqua et celui de 2009, où Alain Marleix et Bernard Carayon (UMP) étaient à l'oeuvre ... On pourra lire ici un article sur le sujet :  Le Tarn, symbole des invraisemblances du découpage électoral ...