mercredi 22 février 2012

Le MES : Un coup d'Etat ?

A écouter, à lire et à faire connaître ... Et ce n'est pas nous qui le disons !
Les milieux d'affaires et certains journalistes économiques peuvent parfois être très clairs ...
Ainsi, sur le prétendu "Mécanisme Européen de Stabilité" (MES), et ses conséquences sur la démocratie et les objectifs de l'Union Européenne.
Ici, c'est donc sur BFM TV ...

 

samedi 18 février 2012

Conseil Général du Tarn - Vendredi 10 février - séance sur les Orientations budgétaires (2)- Intervention de Roland Foissac, vice-président PCF du Conseil Général

Roland Foissac
Lors de la session au Conseil Général du vendredi 10 février, Roland Foissac, conseiller général d'Albi Nord-Ouest, vice-président du CG est intervenu sur plusieurs sujets : outre les orientation budgétaires de la collectivité - situation qui concerne l'ensemble des tarnaises et des tarnais - son intervention a porté aussi sur le vote qui va avoir lieu dans les tous prochains jours, sur le "nouveau Traité" Merkel-Sarkozy (le M.E.S.F.), et notre camarade s'est adressé, en séance, à ses collègues conseillers généraux, également députés, le président du Conseil Général, Thierry Carcenac, ainsi que le second député socialiste du département, Jacques Valax, concernant leur vote mardi 21 février à l'Assemblée Nationale.

Monsieur le Président,
Cher-e-s Collègues,

Le toujours Président de la République l’a dit sans ambages dans sa prestation télévisée du 29 janvier : les collectivités doivent suivre le gouvernement dans sa réduction des dépenses publiques. Les banques qui ont été renflouées par l’Etat à hauteur de centaines de millions d’euros ont fermé leur robinet du crédit. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a consommé toute l’enveloppe de prêts d’urgence débloquée à l’automne 2011 pour pallier le retrait brutal de Dexia. Le résultat c’est pour nous Conseil général, un coup de frein sur l’investissement et l’investissement ce sont des équipements utiles et donc de l’emploi. Au cours des derniers mois, la liste des entreprises en liquidation s’est allongée. Le nombre de chômeurs dépasse les 27 000. Il ne faut donc pas réduire la dépense publique mais, au contraire, la soutenir. Il ne faut pas accepter de subir le blocage des dotations de l’Etat qui veut, à toute force, nous imposer une politique de rigueur, facteur de récession.

Et, comme pour enfoncer le clou, un certain Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes, M. Migaud qui – il ne cesse de le répéter – « ne fait pas de politique », revient à la charge sur cette fameuse « dette publique », cette baudruche qui finira bien par se dégonfler. Si certains collègues connaissent des domaines de compétence du Conseil général qui généreraient des « dépenses inefficaces », prière de les signaler. Sans chercher beaucoup, je pourrais pour ma part citer nombre de missions aux effectifs insuffisants pour répondre aux demandes de plus en plus pressantes des Tarnais.

Les élus communistes et républicains du Tarn (ADECR)
En 2011, nous vous avions proposé de distinguer, dans une annexe, les dépenses et recettes des allocations individuelles de solidarité. Cette initiative a permis aux Tarnaises et aux Tarnais de prendre la mesure du racket que l’Etat a pratiqué sur les contribuables en s’exonérant de 100 M€ de sa part au financement de l’APA, du RSA et à la PCH sur les années 2005-2011. Nous avons ainsi, je pense pouvoir l’affirmer, contribué à obtenir en fin d’année 2011 cette subvention exceptionnelle de 9,6 M€ qui ne représente à peine que 10 % de la dette de l’Etat à notre égard. Nous avons dit en son temps notre sentiment sur la convention exigée en contrepartie. Non, nous ne sommes pas d’accord pour mettre le doigt dans l’engrenage de la rigueur budgétaire, d’une réduction drastique, comme le souhaitent Sarkozy et Migaud, des dépenses de fonctionnement.

Demain, si nous plions l’échine, ils nous contraindront à réduire la masse salariale et les personnels pour pouvoir bénéficier des dotations.

Alors, Chers Collègues, j’ai besoin de vous dire des choses graves, parce que la situation est grave et que sous-estimer cette gravité serait pour chacun et chacune d’entre nous fuir nos responsabilités.

Oui, il est grave que le duo qui prétend régenter l’avenir de l’Europe, M. Sarkozy et Mme Merkel ait concocté une terrible machine, un traité, pudiquement appelé « mécanisme de stabilité », qui prétend inscrire dans le marbre leur règle d’or et dans une loi que le Président de la République soumet à l’Assemblée nationale le 21 février. Si cette loi d’airain et les contraintes d’absolue austérité qu’elle édicte étaient adoptées, ce serait, à tous les échelons de nos institutions et donc pour notre collectivité, une main de fer qui nous prendrait à la gorge pour nous imposer de mettre sous surveillance les petits vieux allocataires de l’APA, les chômeurs, tous potentiellement « tricheurs », qui perçoivent le RSA,… Nous nous verrions contraints de réduire le nombre de nos agents. 

Oui, chers collègues, c’est cela qui est proposé aux parlementaires dans 10 jours, le 21 février, même si on veut nous le cacher. Et c’est cela qui, devenu loi, constituerait pour nos budgets, pour nos choix politiques demain, pour le principe constitutionnel de « libre administration » un carcan nous réduisant misérablement au rôle d’exécutant des normes imposées de l’austérité. Cela il faut le dénoncer et le rejeter et pour le rejeter quelle autre attitude pour les parlementaires de gauche que de voter NON, franchement NON ? C’est l’appel que je lance et je veux croire qu’ils l’entendent comme un signe de confiance, aux 2 députés qui siègent parmi nous.






Conseil Général du Tarn : Débat d'Orientation Budgétaire - Intervention de Serge Entraygues - Conseiller général de Carmaux-Nord.

Vendredi 10 février se tenait à Albi la session du Conseil Général du Tarn, consacrée aux orientations budgétaires. Nous donnons ci-dessous l'intervention de notre camarade Serge Entraygues, conseiller général communiste du canton de Carmaux-Nord.
Serge Entraygues 

 
Monsieur le Président,
Cher-e-s Collègues,

Aujourd’hui on examine les Orientations budgétaires. Pour s’orienter on se sert de panneaux, de boussole, de cartes ou parfois d’informations. J’en ai trouvé une qui n’est pas faite pour rassurer les élus locaux que nous sommes. Elle émane du Ministre de l’intérieur qui, on le voit avec son choix de « civilisations », a pour lui le mérite de la franchise. Après l’intervention du Président de la République qui a dit concernant les collectivités territoriales « Nous envisageons un certain nombre de mesures. Peut-être même faudra-t-il aller jusqu'à se demander si on ne devrait pas moduler les dotations de l'Etat aux collectivités en fonction de leur sagesse en la matière, pour que personne ne puisse s'exonérer d'un effort de discipline ».

Revenant sur ce point, Claude Guéant a déclaré qu’«il y a aujourd'hui une anomalie : c'est que l'Etat serre la vis pour ce qui le concerne, il fait des économies considérables, mais les collectivités locales ne le font pas. Nous allons discuter avec elles et je pense que nous pouvons trouver un certain nombre de responsables de bonne volonté pour nous permettre d'arriver dans la concertation. Sinon, nous pourrions moduler les dotations afin de parvenir à une meilleure discipline collective en matière de dépense publique », a ajouté le ministre de l'Intérieur. Il a néanmoins précisé qu’il «n'est pas question de mettre les collectivités locales sous tutelle. Ce serait contraire à la Constitution». 

Brandir la menace de mise sous tutelle, cela prouve qu’ils en rêvent. Rappelez-vous il y a deux ans déjà, lorsque nous sommes intervenus sur la Réforme des Collectivités territoriales, nous avons insisté sur cette volonté de supprimer de fait les départements et le gouvernement a du renoncer à un affrontement de face avec les élus mais c’est par petites touches qu’il parviendra à ses fins. 

Avec le remplacement du Conseiller général par un Conseiller territorial, les marges de manœuvre ridicules qu’il reste aux élus avec la maîtrise de l’impôt et maintenant une discipline imposée sur les dotations de l’Etat, il ne restera plus grand-chose pour que la gestion du département soit confiée à quelques hauts fonctionnaires sous la houlette du Préfet qui doit disposer de temps puisqu’avec la RGPP on lui a enlevé un certain nombre de compétences. Ainsi, ils seront revenus à ce qu’ils souhaitent depuis longtemps, une recentralisation étatique de la gestion du pays pour mieux satisfaire leur logique financière : privatiser les profits pour mieux nationaliser les dettes.



mardi 14 février 2012

Sarkozy à Lavaur (suites et certainement pas fin ...)

La visite de Sarkozy dans le département du Tarn mardi dernier va continuer certainement dans les jours qui viennent à alimenter la chronique pathétique d'un président-candidat en fin de règne, prêt à tout pour faire illusion.
Après les ouvriers figurants sur un chantier, maintenant ce sont des enfants qui sont lamentablement enrôlés pour constituer le décor indispensable au député UMP Droite "populaire" Bernard Carayon pour continuer à exister, alors qu'il suscite comme son mentor Sarkozy, partout dans le département, et au coeur même de sa circonscription un rejet de plus en plus massif.
Ci-dessous quelques articles qui relatent l'affaire ...

Sur le site du JDD

Sur le site de Libé ...

Sur Rue 89

Article de la dépêche du Midi, 11 février

L'article de notre ami Philippe Guérineau, sur son blog.

Ci-dessous, extrait du "Petit journal" ...


Par ailleurs, nous posons un certain nombre de questions concernant le dispositif qui a été mis en place durant ces quelques heures :

Quel coût pour les contribuables ? - Quel coût pour la commune de Lavaur ?
Le même jour, il était impossible de circuler dans une bonne partie du département, mais 150 gendarmes du département ainsi que des centaines de gardes-mobiles étaient réquisitionnés dans une ville "fantôme", quasi-déserte ...
Une noria de bus a également circulé en ville, à l'issue de la réunion publique du président-candidat ... Etaient-ils réquisitionnés pour déplacer des militants UMP de la région ou d'ailleurs ? Qui a payé ces déplacements ?

En outre, Nicolas Sarkozy, en ne répondant pas aux enseignants qui sont en lutte contre les suppressions de poste, ni aux salariés de la Maison du Jambon, qui comptaient l'interpeller - et en les expulsant, les uns et les autres du parcours présidentiel - a bien confirmé, dans les faits, qu'il se déplace, évidemment pour faire campagne, aux frais du contribuable et que les problèmes de notre peuple (emploi, santé, école ...) il s'en moque. Plus précisément, il poursuit sa "feuille de route" au service du MEDEF et du capital.
Raison de plus pour le battre en mai 2012 et pour continuer à lutter quotidiennement contre sa politique, même pendant la période électorale.

Eric Jalade,
secrétaire départemental du PCF



Grèce : des centaines de milliers de manifestants contre le nouveau plan d'austérité

Quelques informations très récentes en provenance de Grèce ... Il importe de voir ici dans notre pays quelles actions de solidarité concrète nous pouvons apporter au peuple grec, à ses luttes et à nos camarades qui en sont le fer de lance.

"La colère populaire fera tomber le gouvernement" selon le PC Grec (KKE).


Des centaines de milliers de manifestants ont scandé aux quatre coins du pays : « Le gouvernement, avec sa ligne politique criminelle, doit partir maintenant, avec la Troïka. Aucun mémorandum ne doit être signé. Pas de nouvel accord. La ploutocratie doit payer. »

La manifestation du PAME [le PAME est l'organisation syndicale animée par les communistes, en Grèce, le lien entre les organisations syndicales et les partis politiques est explicite, ainsi les dirigeants de la GSEE - centrale syndicale du privé - et d'ADEDY - Union des fonctionnaires - étaient liées historiquement au PASOK] à Athènes a été impressionnante. Des manifestations massives ont été constatées dans l'ensemble du pays ;

Les travailleurs ont affronté avec courage le plan organisé de la part de l'Etat pour réprimer la manifestation ;

Vue de l'immense manifestation du PAME à Athènes, le 13 février.
Avec des rassemblements formidables à Athènes, et dans des dizaines de villes grecques, la classe ouvrière, les couches populaires et la jeunesse ont exigé que le nouveau mémorandum ne soit pas adopté par le Parlement, apportant une réponse résolue à cette ligne politique anti-populaire et au chantage gouvernemental. Ce fut la plus grande manifestation de ces dernières décennies, marquée par le grand rassemblement de masse du PAME et des syndicats sur des positions de classe avec des revendications contre l'Accord de prêt, pour la rupture avec cette ligne politique anti-populaire, le retrait de l'UE et l’annulation unilatérale de la dette, avec pouvoir populaire de façon que les richesses du pays soient mises au profit de tous.


L'intervenant au rassemblement du PAME, C. Katsiotis a fait remarquer dans son discours : « Le peuple ne doit pas les craindre, ni se taire et se laisser tondre. Peu importe que cela se produise dans l'Euro ou en dehors, avec une faillite contrôlée ou incontrôlée. Ce qui est d'une importance capitale, c'est que le peuple décide qu'il ne fera pas de nouveaux sacrifices pour la ploutocratie, pour remplir les caisses des capitalistes, tandis qu'eux et leurs enfants seront plongés dans la pauvreté absolue et la misère ».

Il convient de noter que les nouvelles mesures vont supprimer trois mois de salaires par an aux travailleurs (baisse de 22% des salaires) et quatre mois de salaires aux travailleurs nouvellement embauchés (baisse de 32%), en plus d'autres mesures et d'une hausse des impôts qui continue à enlever ce qu'il restait du salaire des travailleurs.

Les manifestants sont restés plus de 6 heures dans les rues, organisés, dans des cortèges imposants coude à coude, sans peur, en dépit de la répression sauvage et de l'activité d'agents provocateurs qui ont incendié des bâtiments du centre-ville. Il s'agissait d'un plan de répression étatique, manifeste et brutal, utilisant des agents cagoulés. L'appareil répressif d’État a attaqué avec des tonnes de gaz lacrymogène (révélateur, le fait qu'en début de soirée les réserves de gaz lacrymogène étaient épuisées) et des grenades assourdissantes, sans la moindre sommation, des centaines de milliers de manifestants qui avaient envahi le centre-ville dimanche, alors que le nouveau mémorandum était discuté au Parlement.

Le plan du gouvernement était évident : Que le peuple ne puisse atteindre la place Syntagma ; casser la manifestation. Un autre objectif de ce plan, qui comprenait des dizaines d'incendie et de destruction de matériel dans le centre de la capitale, était de forcer les travailleurs d'Athènes à se soumettre aux nouvelles mesures anti-populaires, de faire disparaître des caméras les dizaines de milliers de travailleurs qui ont manifesté dans les rangs du PAME, ainsi que de permettre la dispersion de la manifestation massive, et enfin de faire accepter les intimidations autour du « salut de la nation » ou de la « destruction » et du « chaos » que causerait une possible faillite.

Dans son communiqué, le KKE a condamné un « plan étatique de répression et d'intimidation du peuple. Au moment où les partis de la ploutocratie et l'alliance prédatrice de l'UE pillent le peuple et le menacent pour faire accepter un mémorandum qui valide la faillite du peuple, divers agents provocateurs brûlent certains édifices, afin de créer la scène de chaos dont ils font porter la responsabilité au peuple (…) Les forces anti-émeute et les cagoulés ont agi de façon coordonnée contre des manifestations populaires remarquables afin de les disperser (…) Ils usent de mensonges, de chantage, de répression et de provocations, afin de soumettre le peuple. Mais ils sont impuissants lorsqu'ils se trouvent confrontés à un peuple résolu et organisé, prêt à lutter et à faire triompher sa cause juste.


Le KKE lance un appel à la classe ouvrière, au peuple, à la jeunesse pour se mettre en état de vigilance, et en situation de mettre en échec toute tentative de faire passer des mesures autoritaires».

Au sein du Parlement, lors du débat sur les mesures brutales prévues par l'Accord de prêt, le groupe parlementaire du KKE, fort de son analyse politique et idéologique, a exposé les chantages dont use le gouvernement, le PASOK (Parti socialiste grec), la ND (droite), les médias sur l'inéluctabilité de la mise en œuvre de l'Accord de prêt (...). Par leurs interventions, les députés communistes, expliquant pourquoi aucun député n'avait le droit de voter ces mesures barbares qui plombent les revenus des classes ouvrières et populaires, ont fait pression et ont poussé les contradictions à un tel point que certains partis bourgeois en ont fait les frais, et cela s'est ressenti dans le vote final avec certains dégâts dans ces partis. 22 députés du PASOK et 21 de la ND se sont opposés au vote en faveur de l'accord et ont été exclus (y compris des ministres, anciens et actuels). Le parti nationaliste LAOS (extrême-droite) qui avait affirmé qu'il ne voterait pas l'Accord d'emprunt n'a pas participé au vote. 2 de ses députés ont voté pour. Il est révélateur que 199 des 278 députés aient voté pour. 74 ont voté contre.

En raison de la pression qu'a exercé le KKE, les partis bourgeois ont ressorti des procédés anti-communistes misérables qui ont caractérisé entre autres le discours choquant de E. Venizelos, vice-président du gouvernement et cadre du PASOK,  ce qui a provoqué une forte réaction de l'ensemble du groupe parlementaire du KKE.

Les députés du KKE ont résisté et protesté, ils ont répondu énergiquement aux chantages, alors que les exemplaires de cet infâme texte de loi ont été symboliquement jetés depuis les bancs des députés du KKE sur les bancs des ministres.

Aleka Papariga
Secrétairegénérale du KKE
La secrétaire-générale du KKE, Aleka Papariga, a pris la parole et a déclaré :

« Vous êtes littéralement en train d'essayer de faire plier la volonté de ceux qui souffrent, les pauvres, au moyen d'une intimidation idéologique sans précédent. Désolé, je ne vous identifie pas à lui, mais Goebbels serait admiratif. Une énorme faillite pointe à l'horizon ! A qui vous adressez-vous ? A ceux qu'on a déjà mis en faillite ? Non, cette Grèce où le pays serait sauvé et le peuple en faillite ne nous intéresse pas (…) Depuis ce matin, vous ne cessez de parler de chaos, même de guerre civile (…) Même la télévision d’État a tout à coup rappelé l'épisode de la guerre civile (…) Nous apporterons notre réponse le moment venu. Mais vous portez la responsabilité de porter devant le peuple de telles questions. Vous avez les échéances de la Troïka et de la Commission Européenne. Et je dis que de tels ultimatums n'ont pas émis, même à la veille de guerres mondiales (…) Il s'agit d'une provocation à notre égard.


Nous vous avons écouté toute la journée parler de la guerre, nous dire que nous n'aurons aucune retraite, que nous recevrons des bons - tickets de rationnement -, ou je ne sais quoi d'autre et à la fin vous nous parlez de guerre civile. Alors, maintenant, qui met le feu aux poudres ? Nous avons nos limites. Nous sommes bien élevés, mais nous ne sommes pas des idiots (…) Par conséquent, nous disons au peuple la chose suivante : une faillite d'ampleur s'annonce, que ce soit avec l'euro ou le drachme, nous ne pouvons le savoir par avance.


Deuxièmement, même si la Grèce améliore sa compétitivité, d'autres pays le seront encore plus. Dans le meilleur des cas, elle pourrait gagner 2 ou 3 places dans la hiérarchie européenne. Mais cette compétitivité aura un coût encore plus élevé pour les travailleurs. La Grèce sera sur-endettée sur 150 ans, comme ce fut le cas avec les prêts liés à l' « indépendance » (…) en tout cas, celui qui est à terre n'a pas à craindre la chute. Le peuple n'échappera pas à la faillite, peu importe ce qu'il acceptera, de travailler gratuitement, pour une, deux ou trois années. Notre position, c'est : les luttes empêcheront le pire. Mais il faut que le mouvement populaire se dirige vers le remplacement de ce système politique par un système politique où les travailleurs et le peuple auront le pouvoir. Retrait de l'UE et annulation unilatérale de la dette ; il n'y a pas d'autre solution pour le peuple


Note : La traduction de ce texte provient du site : Solidarité Internationale - PCF qui fournit nombre d'informations sur la situation d'un grand nombre de pays du monde et sur l'action qu'y mènent les forces progressistes et particulièrement les partis communistes. 

lundi 13 février 2012

Grèce - Résistance et solidarité avec le peuple grec ! !

La situation du peuple grec, en proie à la politique féroce et criminelle du FMI, de l'Union Européenne et de la BCE (la "Troïka") est de plus en plus dramatique.

Le gouvernement de ce pays est entre les mains d'une alliance entre le Parti socialiste (le PASOK), la droite (Nouvelle Démocratie) et un parti nationaliste d'extrême droite (le LAOS).
L'opposition très large du peuple grec à l'austérité est animée de manière très dynamique par nos camarades du KKE - le Parti communiste grec - et par les militants syndicaux du PAME (Front militant des Travailleurs, proche des communistes).

Sur les graves événements qui se déroulent depuis hier en Grèce :
Le récit donné par la correspondante de France Info à Athènes, Angélique Kourounis ...

L'évolution dramatique de la situation en Grèce ...

Témoignage, parmi d'autres, du travail remarquable de nos camarades, dans ces conditions terribles, le symbole des banderoles géantes affichées au pied de l'Acropole, repris partout, banderoles qui sonnent comme un appel aux peuples du monde à la Résistance, et montrant que le peuple grec lutte et a la volonté de se battre contre la dictature de l'UE et du gouvernement du "front noir" ...

"A bas la dictature des monopoles et de l'Union Européenne" (en Grec et en anglais)
Banderolesaccrochées sur l'Acropole, en face du temple du Parthénon, à Athènes, le 11 février 2012.

Avec le peuple Grec, à ses côtés, avec nos camarades du KKE, nous devons aussi appeler à la solidarité et à la Résistance !


Pour suivre aussi l'actualité de ce pays et ce que disent et font nos camarades,  le site du KKE (Parti Communiste Grec), en français ...

Enfin, un poème de Paul Eluard, écrit le 9 décembre 1944, pendant la première guerre civile grecque, en forme d'hommage à ce peuple digne, courageux et debout ...


ATHENA

Peuple grec peuple roi peuple désespéré
Tu n'as plus rien à perdre que la liberté
Ton amour de la liberté de la justice
Et l'infini respect que tu as de toi-même

Peuple roi tu n'es pas menacé de mourir
Tu es semblable à ton amour tu es candide
Et ton corps et ton coeur ont faim d'éternité
Peuple roi tu as cru que le pain t'était dû

Et que l'on te donnait honnêtement des armes
Pour sauver ton honneur et rétablir ta loi
Peuple désespéré ne te fie qu'à tes armes
On t'en a fait la charité fais-en l'espoir

Oppose cet espoir à la lumière noire
A la mort sans pardon qui n'a plus pied chez toi
Peuple désespéré mais peuple de héros
Peuple de meurt-la-faim gourmands de leur patrie

Petite et grand à la mesure de ton temps
Peuple grec à jamais maître de tes désirs
La chair et l'idéal de la chair conjugués
Les désirs naturels la liberté le pain

La liberté pareille à la mer au soleil
Le pain pareil aux dieux le pain qui joint les hommes
Le bien réel et lumineux plus fort que tout
Plus fort que la douleur et que nos ennemis

9 décembre 1944










Sur le socialisme, un petit film à voir et à écouter ... (1)

Vers le socialisme du 21e siècle ? Ouvrons le débat  !... 




Notre ami et camarade Jean Ortiz, maître de Conférences à l'Université de Pau nous a fait parvenir ce petit film tout à fait d'actualité, à l'heure où les peuples d'Europe (en particulier le peuple Grec) sont saignés par le capitalisme, le FMI et l'Union Européenne ...

Débat à suivre, à mener et à prolonger sur le sujet, des éléments pour nos luttes actuelles et à venir ...


jeudi 9 février 2012

Il y a 50 ans, Charonne ... C'était un crime d'Etat !

A l'heure des infâmes propos du ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur les civilisations - qui reprend les thèses nauséabondes de l'extrême droite, depuis le XIXe siècle (on n'est plus très loin de Gobineau ...), un petit détour par l'histoire est salutaire ...

Affiche éditée par le PCF au lendemain du crime de Charonne

Affiche éditée par le PCF et la CGTU en 1931, à l'occasion de "l'exposition coloniale"
L'actualité nous permet d'évoquer l'anniversaire d'un terrible crime commis en plein Paris, contre une foule pacifique, rassemblée à l'initiative notamment du PCF et de la CGT, crime commis par des "forces de l'ordre" de la Ve République, commandées par le préfet Papon ...   Ces 40 000 manifestants protestaient contre les crimes de l'OAS, qui n'hésitait pas à frapper aussi en métropole.Sur les 9 mors de Charonne (huit le soir même et le décès d'un blessé quelques jours plus tard), sept d'entre eux étaient communistes, tous étaient syndiqués à la CGT, le plus jeune d'entre eux, Daniel Féry, avait à peine 16 ans.


Ci-dessous quelques liens ou références utiles pour se remémorer Charonne et que l'on n'en oublie pas les victimes et l'engagement qui était le leur - et qui demeure le nôtre.

Sur le blog des JC de Haute-Garonne : Il y a 50 ans… Le 8 février 1962 « L’affaire du métro Charonne » : un autre crime d’Etat

Dans le numéro spécial de l'Huma de mercredi 8 février, le témoignage d'Henri Malberg.

Sur les tentatives de réhabilitation des criminels de la guerre d'Algérie :  à lire sur le site de l'ANPNPA (pieds-noirs progressistes)

Quelques images contemporaines du crime commis au métro Charonne : c'est ici ...







mercredi 8 février 2012

La venue de Sarkozy à Lavaur (2)

Nous publions ci-dessous le communiqué de notre ami Philippe Guérineau, conseiller municipal de Castres, président du principal groupe d'opposition, celui de "Castres à gauche Vraiment". Philippe est le candidat du Front de gauche dans la 3e circonscription (Castres-Lavaur-Mazamet).
A noter, également dans le rassemblement, la présence d'André Boudes, candidat sur la 2e circonscription (Albi-Carmaux-Gaillac-Graulhet), comme nombre d'autres amis et camarades, élus (Jeanne Jimenez, conseillère régionale) ...

Ci-dessous, donc le communiqué de Philippe Guérineau qui appelait au rassemblement de mardi, que la presse a omis de diffuser ...) :

Communiqué – Le 5 février 2012
 
Un non-évènement

Mais que vient faire à Lavaur le non-candidat Sarkozy ?
Le monarque-président d’un régime à bout de souffle apporte son soutien à l’un de ses serviteurs zélés. Car le non-candidat Carayon, qui aura singé son maître jusqu’au bout, a par ses votes à l’Assemblée Nationale soutenu toutes les politiques destructrices des solidarités et des fondements de notre pacte républicain. Cette coûteuse visite éclair – on parle de plusieurs centaines de milliers d’euros – est une marque de mépris pour les citoyens. Elle a des motifs électoraux évidents et signe la fébrilité qui agite la droite à l’approche des élections.
On nous annonce un discours sur la politique familiale. Qu’attendre de celui qui, dans sa recherche obsessionnelle de diminution des coûts, a déréglementé les normes d’encadrement des structures de petite enfance, organisé la déqualification des personnels et favorisé les modes de garde individuels les plus injustes socialement. Le député-maire de Lavaur a fidèlement mis en oeuvre ce programme et choisi de construire un jardin d’éveil payant au détriment de l’école maternelle dont tous les spécialistes reconnaissent l’importance pour le développement du jeune enfant.
Candidat du Front de Gauche dans la 3ème circonscription et porteur du rassemblement à gauche, je propose une politique radicalement différente. Les familles, dans le Tarn comme partout en France, ont besoin d’un véritable service public de la petite enfance doté d’un personnel qualifié en nombre suffisant.
Cette visite ne sert à rien. Elle signe une forme de politique spectacle que nos concitoyens rejettent massivement. Tarnaises et tarnais le diront en se rassemblant mardi 7, à 11 h, place du Général de Gaulle à Labastide St Georges. Ils le confirmeront pour l’élection présidentielle comme pour les législatives : Sarkozy, Carayon, qu’ils s’en aillent tous !


 



La venue de Sarkozy à Lavaur - Mardi 7 février ... (1)

La venue de Nicolas Sarkozy dans le Tarn, à Lavaur, a été l'occasion d'un rassemblement à l'initiative de plusieurs organisations syndicales - la CGT, la FSU et Solidaires - de formations politiques de gauche - le PCF, l'ADECR (élus communistes et républicains), les Alternatifs, le NPA, le PG.
Malgré des conditions climatiques épouvantables (neige, verglas, froid polaire, vent ...), malgré une date connue très tardivement, ce sont près de 200 militants, élus, salariés, retraités se sont rendus à Labastide-Saint-Georges, tout près de Lavaur, à 11 heures, mardi 7 février.
Dans ce rassemblement on notait la présence de salariés de la Maison du Jambon, en lutte pour la défense de leurs emplois, qui n'ont pu avoir une audience auprès des autorités, mais ont été priés, manu militari, de regagner la manifestation ... Cela montre combien ce pouvoir (sauf pour faire des "coups médiatiques" est à l'écoute des salariés et du monde du travail ...).
Quelques premières images du rassemblement ... 

Photo DDM

Photo PCF - DR
Une petite partie du dispositif entre Labastide-Saint-Georges et Lavaur. (Photo DR - PCF)


Nous publions ci-dessous l'appel de la fédération du PCF au rassemblement :


Mardi 7  février, Sarkozy-Carayon occupent Lavaur,
Vivement la libération !

MANIFESTATION à LABASTIDE-ST-GEORGES (près de Lavaur). 
7 février à 11 heures, place du Général de Gaulle

Ainsi, le président de la République a choisi de venir à Lavaur, à l’initiative du député-maire UMP, Bernard Carayon de Lagaye, un des dirigeants de la « Droite Populaire » et ancien du GUD à la fac d’Assas à Paris …
Au lendemain des propos indignes du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui braconne ouvertement sur les terres de l’extrême droite, cette visite revêt, de fait, un caractère particulier.
Visite express, aux frais du contribuable, du président pas encore candidat … On sera curieux de savoir combien aura coûté cette visite – mobilisation disproportionnée de forces de l’ordre, des services de l’Etat, de collectivités … alors que des centaines de communes, d’associations ici dans le Tarn, manquent cruellement de moyens, du fait de la réforme des collectivités territoriales et de l’étranglement financier de ces dernières par le pouvoir.
Le sujet choisi, celui de la petite enfance, entre complètement dans la stratégie de com’ de Sarkozy, qui décline ses thèmes de campagne, à chaque fois, dans une ville de province, de préférence là où il a à soutenir un député UMP pour les législatives … Il n’annoncera rien de crédible et de sérieux, il est en campagne électorale !
Y a-t-il eu une seule avancée positive en 5 ans concernant le service public de la petite enfance, alors qu’en outre, ce pouvoir s’en prend à l’école maternelle – en supprimant des postes partout, en interdisant, de fait, peu à peu, la scolarisation des 2 ans … ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

Non, il n’y a rien de positif à attendre de cette visite.
Autre sujet de préoccupation majeur pour les tarnaises et les tarnais, l’emploi, alors que notre département souffre d’un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale et régionale, qu’il a subi de plein fouet la casse industrielle depuis 30 ans (mines, sidérurgie, textile, délainage, cuir …), entraînant la perte de dizaines de milliers d’emplois, un immense gâchis humain, social, économique.
Aujourd’hui, de plus en plus de salariés comme ceux  de la Maison du Jambon à Albi ou ceux d’Alphacan à Gaillac sont à la merci de grands groupes, comme celui de Mme Piffaut  (SFTL), qui n’hésitent pas à  casser l’emploi avec l’aval du gouvernement, comme dans l’industrie agro-alimentaire, par exemple, pour accroître leurs profits.
A tout cela, évidemment, Nicolas Sarkozy et son gouvernement n’ont pas apporté de réponse, si ce n’est en faveur, comme toujours depuis 5 ans, de ses amis de la bande du Fouquet’s.

Pour tout cela, nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à participer largement au rassemblement unitaire contre la venue de Nicolas Sarkozy  à Lavaur, ce mardi, à 11 heures, à Labastide-Saint-Georges.

Pour la fédération du Tarn du PCF,
Eric Jalade, secrétaire départemental.

Ci-joint un article de la dépêche du Midi de ce jour qui rend compte de la manifestation :
Lavaur : la manifestation empêchée de se rendre en centre ville

 




dimanche 5 février 2012

Sarkozy à Lavaur : Manifestation mardi 7 février à 11 heures

A l'initiative du député-maire UMP de Lavaur, Bernard Carayon - un des leaders de la "Droite Populaire", Nicolas Sarkozy vient dans le Tarn, à Lavaur, mardi 7 février dans le courant de la matinée, pour une visite express ...
Cette visite a été organisée dans le plus grand secret, afin d'éviter que la date ne soit connue trop tôt et qu'elle donne lieu à une large mobilisation. Des incertitudes ont plané, jusqu à jeudi dernier sur la date de sa venue. Depuis lors, un appel à manifestation a été lancé, le jour même, à partir de 11 heures, à Labastide-St-Georges (Commune limitrophe de Lavaur), Place Charles de Gaulle, à l'initiative  conjointe de plusieurs organisations syndicales (CGT, FSU, Solidaires) et de plusieurs organisations politiques dont le PCF, à l'initiative de rencontres pour lancer la mobilisation (Alternatifs, EELV, NPA, PCF, PG ...).
Avant mardi, une petite chanson de manif ...
On compte sur vous !

A suivre ...

mercredi 1 février 2012

Maison du Jambon à Albi : Défendons les emplois et la production ici !


70 emplois menacés à la Maison du Jambon (Albi –La Trivale) – Quelques questions sur la responsabilité des pouvoirs publics …
(Janvier 2012) 

Retour sur la situation que subissent les salariés de la Maison du Jambon - à Albi et à la Trivalle, près de Lacaune.
Photo DDM


L’entreprise LMJ (La Maison du Jambon) est une UES (Unité économique et sociale) filiale du groupe Madrange, compte à ce jour 74 salariés, 56 salariés permanents et 18 intérimaires.
Depuis plusieurs années, le groupe Madrange – entreprise historiquement basée en Limousin, propriété à l’origine de la famille Madrangeas – en proie à des difficultés stratégiques et financières, était dans le collimateur du groupe Financière Turenne Lafayette, holding appartenant à Monique Piffaut.
Une fois le rachat du groupe Madrange effectué par le groupe de Monique Piffaut - après avoir promis qu’aucun site du groupe ne serait fermé - elle fait exactement le contraire, puisque son groupe annonce la quasi-fermeture du site d’Albi aux salariés, dès le mois de décembre.

Qui est Monique Piffaut ?

Héritière d’une riche famille autrichienne, Monique Piffaut fait partie des plus grosses fortunes de notre pays -  220 millions d’€ de fortune personnelle selon le magasine Challenges, en 2010 – le groupe Société Financière Turenne Lafayette, pesant quant à lui, après l’acquisition du groupe Madrange, près d’un milliard d’€ de chiffre d’affaires …
Monique Piffaut a constitué un « empire » dans le domaine des plats cuisinés et de la charcuterie industrielle – elle détient les marques William Saurin, Paul Prédaut, Garbit, la Belle Chaurienne, Montagne Noire …
Des réunions se tiennent, ces jours-ci, obtenues grâce à la mobilisation des salariés, que ce soit à la Préfecture du Tarn ou au ministère de l’Agriculture. Reste à savoir sur quoi elles vont déboucher, concrètement, pour les salariés … Pour l'instant, rien de sérieux n'a été obtenu en ce qui concerne la poursuite de l'activité, bien au contraire. 
Rappelons ici que le gouvernement a favorisé l’acquisition du groupe Madrange par la Financière Turenne Lafayette (tout en connaissant parfaitement les pratiques – notamment en matière d’emploi-  de ce groupe et de sa dirigeante, depuis des décennies …). En effet, le rachat s’est fait sous l’égide du CIRI – Comité Interministériel de Restructuration Industrielle – et cette solution a été chaleureusement applaudie par Christine Lagarde, alors ministre de l’économie et par Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture et de l’alimentation.

Quelques questions que l’on peut légitimement se poser : 
- Y a-t-il eu des fonds publics distribués à cette occasion pour cette opération  - franco-française - qui était censée préserver l’emploi et les différents sites du groupe Madrange ?
- Autre question, l’Etat et les pouvoirs publics ne peuvent-t-ils pas demander des comptes à Mme Piffaut, qui, selon certains analystes financiers « a toujours eu le soutien des banques » dans ses multiples opérations de rachat depuis le début des années 90 ?
En effet, la Société Financière Turenne Lafayette (SFTL), dont elle est, via sa holding personnelle, Agripole, l’actionnaire majoritaire, compte à son capital un fonds d’investissement, ElectroPar, cogéré par la Caisse des Dépôts et Consignations et EDF – pour environ 20%

L'Etat, la préfecture et les députés de la majorité sont donc eux aussi responsables de la situation des salariés, qui aujourd'hui redoutent tous d'être licenciés.  

Sur notre département, ce sont plusieurs sites qui sont concernés par la stratégie et les décisions prises par le groupe de Monique Piffaut, à Durfort, à Murat-sur-Vèbre comme à Albi ou à Lacaune.

Les regroupements et concentrations capitalistes qui s’accélèrent depuis plusieurs années notamment dans l’industrie agroalimentaire, encouragés par le gouvernement ont des effets terribles pour l’emploi.
Nous pensons qu’il faut renverser complètement cette logique, pour à la fois défendre l’emploi, la qualité, le savoir-faire des salariés et les circuits courts…
Les communistes  et leurs élus resteront très vigilants sur ce dossier, pour informer et mobiliser l’opinion aux côtés des salariés qui défendent leurs emplois. Leur mobilisation, le soutien et la solidarité de la population seront les meilleures armes pour contraindre patronat et gouvernement à revoir complètement leur copie. Nous pouvons les contraindre à d'autres choix que celui de la fermeture de l'entreprise. Mais cela ne se fera pas sans luttes, avec l'objectif de maintenir l'activité et la production ici, dans notre département. 
C'est ce qui va se jouer dans les jours qui viennent ...