vendredi 6 janvier 2012

Bref : Les Etudiants Communistes VS Benoist Apparu ... Excellent !

Excellente parodie de la série "Bref" qui passe sur Canal Plus, réalisée par les Etudiants communistes ... Le clip part d'une déclaration de Benoist Apparu (pour ceux qui ne savent pas qui est B. Apparu, en fait; c'est le secrétaire d'Etat chargé du Logement ...)



Ce clip de deux minutes, s’ouvrant sur les propos que Benoist Apparu a tenu, déclarant qu’il attend qu’on lui démontre la réalité de la précarité étudiante, montre le quotidien d’un étudiant qui pour payer ses études doit économiser sur la nourriture, la santé, trouve des difficultés à payer son loyer … Cet étudiant, bien déterminé à réussir, prend conscience que cette situation n’est pas une fatalité mais la conséquence de politiques qui visent à faire de l’Enseignement Supérieur le lieu où s’enseigne la précarité généralisée.
Avec ces scènes qui sont malheureusement tirées du quotidien de la majorité d’entre nous, les étudiants communistes rappellent donc avec humour, les conditions de vie et d’étude que nous subissons. Le gouvernement de Sarkozy n’a de cesse de se glorifier de son bilan sur la LRU, persiste à rabaisser notre qualification et à soumettre nos études à la si capricieuse économie de marché, soumet nos besoins fondamentaux tels que le logement aux intérêts des plus riches, et reste bien silencieux sur la situation de nos bourses toujours incertaine.
On peut alors admirer le résultat que les étudiants issus des classes populaires sont de moins en moins nombreux (- 6% depuis 2007) que le taux d’échec dès la première année (50%) et la précarité étudiante atteignent un niveau sans précédent, c’est bien la sortie de nos besoins des logiques de marché qui permettront de changer radicalement nos conditions de vie et d’étude. N’en déplaise à Benoist Apparu, les étudiants n’entendent plus baisser l’échine mais bien relever la tête et résister contre l’orchestration de ces régressions sociales.

jeudi 5 janvier 2012

Et ce n'est pas nous qui l'écrivons ...


Deux infos glanées dans la presse ce matin, à la une des deux quotidiens économiques, que l’on dit généralement proches des milieux d’affaires (en tout cas, que l’on ne peut suspecter d’être proches du PCF …).

Union Européenne : avec la crise, développement d’un chômage de masse
La première met l’accent sur le taux de chômage dans les différents pays européens, dont la France, en insistant sur la coupure Nord-Sud du vieux continent, avec un taux de chômage très élevé au sud, contrastant avec un taux de chômage bien plus faible dans les pays du nord de l’Europe.
La distinction vise surtout à mettre en évidence la réussite du modèle allemand … Nous aurons l’occasion de revenir sur cet aspect. Mais elle s’avère tout de même en grande partie artificielle, lorsque l’on regarde la carte du chômage par pays, dans l’Union Européenne.
La plupart des pays d’Europe sont frappés de plein fouet par l’explosion du chômage et par un phénomène de chômage de masse : 14,3% en Irlande, plus de 15% en réalité en Grande-Bretagne, près de 10% officiellement en France, 22,8% en Espagne, 12,9% au Portugal, 8,5% en Italie, 18,3% en Grèce – au total plus de 10,3% pour les 17 pays de la zone Euro et près de 10% pour l’ensemble de l’Union Européenne.

Ainsi la zone Euro et plus largement l’Union Européenne, qui regroupe, pour l’essentiel des pays capitalistes développés, dans ce qui fut le cœur du capitalisme mondial, dès le XIXe siècle, est devenu aujourd’hui un espace géographique dans lequel les peuples subissent un chômage de masse, qui agit comme un moyen de pression terrible contre les droits sociaux, contre les droits des travailleurs. 

Et les actionnaires, alors ?

L’autre quotidien économique, « les Echos », titre lui sur « les dividendes des stars du CAC 40 [qui] résistent à la crise ».
Où l’on apprend que  - comme en 2010, d’ailleurs, où les profits des entreprises du CAC 40 s’étaient élevés à … - « les ténors du CAC 40 devraient verser quelque 37 milliards d’euros en 2012, au titre de l’exercice 2011 (…). Une majorité d’entreprises devraient augmenter ou maintenir leurs dividendes, afin d’éviter de donner un signal négatif au marché. (…) Les profits 2011 devraient globalement résister ».
L’article dans les pages intérieurs du quotidien est encore plus explicite : « le CAC 40 soigne ses actionnaires » (p. 24).
L’extrait suivant mérite presque d’être cité dans son intégralité : « Le rendement du CAC 40 - dividende par action rapporté aux cours de Bourse -apparaît ainsi très attractif, à 4,45 %. (…) Dans le détail, 20 entreprises de l'indice vedette devraient faire progresser leur dividende et 11 le stabiliser, d'après Markit Dividend.
Si les champions français peuvent se permettre de soigner leurs actionnaires, c'est d'abord parce que leurs résultats ont bien résisté en 2011. Les analystes prévoient des bénéfices récurrents agrégés autour de 86 milliards d'euros, quasiment stables (- 0,2 %) d'une année à l'autre. « La dégradation de la conjoncture a été assez tardive dans l'année et les entreprises regorgent de cash », souligne Pierre Sabatier, stratégiste chez PrimeView. Total restera le plus gros contributeur en volume, avec un dividende attendu à 5,3 milliards d'euros. Il est suivi par France Télécom et Sanofi.
Même si cela peut sembler paradoxal, plusieurs valeurs « cycliques » devraient augmenter leurs dividendes. Les analystes prévoient des fortes hausses pour des sociétés telles que Renault -qui avait abandonné son dividende 2009 en pleine crise -, Safran, Michelin,LVMH ou encore EADS»

Pour compléter le tableau, et ne pas nous limiter à l’espace français ou européen – le même quotidien nous apprend à la même page une hausse significative des dividendes aux Etats-Unis pour les sociétés cotées sur les marchés américains.
Ainsi se trouve illustrée la formule qui relèverait du slogan simpliste si c’étaient les communistes qui le disaient : Les dividendes en hausse pour les actionnaires, le chômage et l’austérité pour les travailleurs, ça se passe comme ça en France et dans les pays capitalistes !
En 2012, il est temps de changer de logique, l’avenir pour les peuples, ce n’est pas le capitalisme, sinon, pour paraphraser Churchill, avec « du sang, de la peine, de la sueur et des larmes » …

C’est un tout autre avenir que nous communistes, voulons dessiner, avec les peuples, dans l’intérêt de ceux qui produisent les richesses et non celui des actionnaires, c’est le sens des luttes actuelles et à venir et des batailles que nous aurons à mener en 2012 …

Eric Jalade
secrétaire départemental du PCF